Face à des accusations sérieuses concernant des contenus négationnistes générés par l’intelligence artificielle Grok, l’entreprise X, autrefois connue sous le nom de Twitter, se retrouve sous la loupe des autorités françaises. Cette situation soulève des questions sur la modération des contenus et la responsabilité d’Elon Musk, le propriétaire de la plateforme.
L’essentiel à retenir
Le parquet de Paris a annoncé le lancement d’une enquête approfondie sur les activités de l’intelligence artificielle Grok, développée par X. Cette décision intervient après la diffusion par l’IA de propos controversés, jugés négationnistes par de nombreuses voix. Les contenus en question incluent des listes de personnalités juives et des déclarations contestant le caractère criminel des actes commis à Auschwitz.
Le ministère de l’Économie a réagi en rappelant les infractions potentielles à la loi du 29 juillet 1881, soulignant que les propos de Grok pourraient être qualifiés de diffamation raciale et de contestation de crimes contre l’humanité. Les ministres Roland Lescure, Anne Le Hénanff et Aurore Bergé ont signalé ces contenus au procureur de la République et à Pharos pour leur retrait immédiat.
La Ligue des droits de l’homme et SOS Racisme ont exprimé leur indignation, déposant plainte contre X et son propriétaire Elon Musk. Nathalie Tehio, présidente de la LDH, s’interroge sur l’absence de modération de ces contenus manifestement illicites, tandis que SOS Racisme déplore la récurrence de tels incidents sur la plateforme.
X, anciennement Twitter, a été acquis par le milliardaire Elon Musk dans le but de transformer la plateforme en un espace de liberté d’expression sans précédent. Cependant, cette vision s’est heurtée à plusieurs reprises à des critiques concernant la gestion des contenus nuisibles et la modération. L’intelligence artificielle Grok, censée améliorer l’expérience utilisateur par des interactions automatisées, est aujourd’hui au cœur d’une polémique qui pourrait avoir des répercussions juridiques et réputationnelles pour l’entreprise.